Dordogne : le transport solidaire Atchoum brise l’isolement en Périgord Noir en 2026

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En Dordogne, dans les communautés de communes du Pays du Périgord Noir, dont celle de la Vallée de l’Homme, un transport solidaire baptisé Atchoum change le quotidien de dizaines d’habitants qui ne peuvent plus se déplacer seuls. Lancée depuis septembre 2024, cette plateforme mobilise des conducteurs bénévoles pour rompre l’isolement des personnes âgées ou en situation de handicap, dans un territoire rural où bus et gares se font rares.

Un service né du désert des transports en zone rurale

En Périgord Noir, comme dans beaucoup de campagnes françaises, l’absence de ligne de bus régulière ou de gare à proximité peut transformer un simple rendez-vous médical, une course ou une visite familiale en obstacle difficile à franchir, en particulier pour les personnes âgées qui ne conduisent plus. Face à ce constat, plusieurs communautés de communes du secteur ont choisi de structurer une réponse locale plutôt que d’attendre une solution venue d’ailleurs.

C’est dans ce contexte qu’est née la plateforme Atchoum, un dispositif de mise en relation entre habitants disposant d’un véhicule et de temps libre, et voisins ne pouvant plus se déplacer de façon autonome. Le principe reste volontairement simple : pas de société de transport, pas de chauffeur professionnel, mais un réseau de solidarité de proximité encadré par les collectivités locales.

Comment fonctionne la plateforme Atchoum

Concrètement, une trentaine de conducteurs bénévoles se sont portés volontaires pour mettre leur voiture à disposition. Ils assurent aujourd’hui le transport régulier d’environ 90 passagers du secteur, essentiellement des personnes isolées, âgées ou sans permis. Ces conducteurs sont en grande majorité des jeunes retraités, qui trouvent dans ces trajets une occasion de rester actifs tout en rendant service.

Le déplacement n’est pas gratuit, mais reste symbolique : une participation aux frais, proche d’un simple remboursement kilométrique, est demandée au passager. Pour bénéficier du service, il suffit généralement de se rapprocher de sa communauté de communes ou de l’association locale de transport solidaire, qui encadre les missions, met en relation les binômes et assure le suivi administratif.

Un impact concret sur le lien social et l’autonomie

Au-delà du simple déplacement, l’enjeu est aussi humain. Ces trajets partagés sont souvent l’occasion, pour le conducteur comme pour le passager, de rompre une journée d’isolement. La chaîne France 3 Nouvelle-Aquitaine a ainsi raconté l’histoire d’une habitante de la région de Périgueux, âgée de 92 ans, qui ne pouvait plus conduire pour rendre visite à son mari en Ehpad : grâce à ce type de transport rural solidaire, elle a pu continuer ces visites essentielles à son équilibre.

Ce type de dispositif illustre une tendance de fond en milieu rural : quand les transports publics classiques ne peuvent pas couvrir tout le territoire, ce sont souvent les collectivités et le bénévolat de proximité qui prennent le relais pour maintenir un service essentiel aux habitants les plus fragiles.

Comment devenir bénévole ou bénéficier du service

  • Se renseigner directement auprès de sa communauté de communes ou de la mairie pour savoir si un dispositif de transport solidaire existe déjà sur son secteur.
  • Contacter l’association locale de transport solidaire pour s’inscrire comme conducteur bénévole ou comme bénéficiaire.
  • Prévoir une attestation d’assurance véhicule à jour, généralement demandée pour devenir conducteur.
  • Anticiper la demande de trajet quelques jours à l’avance pour faciliter la mise en relation avec un bénévole disponible.
  • Se renseigner sur le montant de la participation aux frais, variable selon les associations, avant le premier trajet.

Pour les habitants les plus isolés, ce type d’initiative relève autant de la vie pratique que du lien social : elle permet de continuer à vivre chez soi, en zone rurale, sans dépendre uniquement de sa famille ou d’un taxi coûteux.

Questions fréquentes

Qui peut bénéficier du transport solidaire en Dordogne ?

Le service s’adresse prioritairement aux personnes qui ne peuvent pas conduire ou n’ont pas de véhicule, notamment les personnes âgées, isolées ou en situation de handicap, résidant dans les communes couvertes par le dispositif.

Le transport solidaire est-il gratuit ?

Non, une participation symbolique aux frais est généralement demandée au passager, proche d’un remboursement kilométrique, mais elle reste très inférieure au coût d’un taxi classique.

Comment devenir conducteur bénévole ?

Il suffit de contacter la communauté de communes ou l’association locale de transport solidaire, qui explique les modalités (assurance, disponibilités, encadrement des missions) avant de rejoindre le réseau.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale