Voie verte de l’Huveaune : ce que le nouveau tracé change à Marseille

La voie verte de l’Huveaune n’est plus un projet sur le papier : à Marseille, les premières pelleteuses sont entrées en action en juillet 2026 sur les berges de la rivière. À terme, ce sont près de 19 kilomètres de cheminement continu, réservé aux piétons et aux cyclistes, qui relieront le sud-est de la ville jusqu’à Aubagne. Pour les habitants des quartiers traversés comme pour les commerces de proximité, ce ruban vert promet de changer le quotidien.

Un ruban vert de près de 19 kilomètres le long de la rivière

Portée par la Métropole Aix-Marseille-Provence, l’opération est confiée à la Soleam, son aménageur public, en tant que maître d’ouvrage délégué. Le tracé prévoit une voie d’une largeur minimale d’environ trois mètres, sur près de 19 kilomètres au total, dont 14 kilomètres sur le seul territoire marseillais. Il se prolongera vers l’est en direction d’Aubagne, en passant par La Penne-sur-Huveaune.

Le chantier est découpé en secteurs successifs. À Marseille, les aménagements concernent notamment les portions entre Borély et Saint-Loup, le secteur Heckel dans le 11e arrondissement, ou encore la liaison autour de l’avenue Michelet. Les premiers tronçons ouvrent progressivement, au fur et à mesure de l’avancement du chantier, tandis que la Métropole vise une mise en service complète à l’horizon 2030.

Ce qui change concrètement pour les habitants

Jusqu’ici, les berges de l’Huveaune n’offraient qu’un cheminement discontinu, souvent interrompu par des obstacles ou par la voirie. La nouvelle voie verte a pour ambition d’offrir un itinéraire sécurisé et continu, à l’écart de la circulation automobile. Concrètement, cela se traduit par plusieurs usages au quotidien :

  • un trajet domicile-travail à vélo plus sûr pour rejoindre le centre-ville ou les pôles d’activité de l’est marseillais ;
  • un accès facilité aux équipements sportifs, aux écoles et aux espaces verts situés le long de la rivière ;
  • une alternative agréable à la voiture pour les balades familiales et les sorties du week-end.

Plus qu’une piste cyclable : la renaturation des berges

Le projet ne se limite pas à poser un revêtement. Il s’accompagne d’une renaturation des berges de l’Huveaune, longtemps malmenée par l’urbanisation. Plantations, restauration écologique des abords et réouverture de la rivière sur la ville doivent redonner de la place à la biodiversité, tout en rafraîchissant un cadre de vie souvent minéral. C’est cette double dimension — mobilité douce et nature en ville — qui distingue l’aménagement d’une simple piste cyclable.

Un atout pour les commerces et l’attractivité locale

Pour les acteurs économiques, une voie verte n’est jamais neutre. Les retours d’expérience sur d’autres itinéraires cyclables montrent que les cheminements doux amènent une clientèle de passage régulière, favorable aux commerces de proximité : cafés, loueurs de vélos, artisans et restaurants installés à quelques mètres du tracé. Les quartiers de l’est marseillais, longtemps enclavés, peuvent y gagner en visibilité et en attractivité.

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Questions fréquentes

Quand la voie verte de l’Huveaune sera-t-elle terminée ?

Les premiers tronçons ouvrent dès 2026, au fur et à mesure de l’avancement des travaux. La Métropole Aix-Marseille-Provence vise une mise en service complète à l’horizon 2030.

Quelle est la longueur totale du tracé ?

Le projet prévoit près de 19 kilomètres de voie verte, dont environ 14 kilomètres sur le territoire de Marseille, avec un prolongement vers Aubagne en passant par La Penne-sur-Huveaune.

Qui pilote et finance le projet ?

La voie verte est portée par la Métropole Aix-Marseille-Provence, pour un budget estimé à 23 millions d’euros. La Soleam en assure la maîtrise d’ouvrage déléguée.

Sources